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Texte: Page de Mer,

Page de mer,

              Ramer, toujours ramer sur cet océan qui est la vie.
Traversée, vers d'autres continents, ramer contre les éléments, par tous les vents, et, atterrir à notre ultime but, pour être réduit au néant, dans ce cimetière d'épaves.
              A toi, Venise, qui a marqué mon coeur et mon esprit par ces milles couleurs et mystères.
Entre Murano, Burano, dans ce grand canal ou se cachent les souvenirs de tes départs lointains.
              J'ai tant battue les flôts, pour me trouver échouée en Atlantique.
Petit morceau de bois que je tiens entre mes mains, tu me fais découvrir une île.
              Belle île, Amour, souffrance, délivrance, tes muses m'ensorcelle et me donnent Locmaria comme port d'attache.
Rivages, voyages au pays des songes, je poursuis ma quête à travers cet océan du vide, à la rencontre des passés échoués.
              Santa Maria, comme tant d'autres navires naufragés, protège tes enfants de la mer.
Abymes, abysses, tête plongée dans les flôts, pour vous mener à votre but, je conserve le souvenir de vos empreintes à l'image des fonds marins.
              Ce matin, dans cet air salin, je sèche mon chagrin de ne plus être entre vos mains...

 
                                                                                                    PATMAN